4 févr. 2011

De La Révolution En Tunisie

Un immense espoir est né en Tunisie, pas seulement pour les tunisiens, le Maghreb, ou le monde arabe, mais pour le monde entier.

En effet, voici une révolution citoyenne, non télé-guidée par une puissance étrangère, par une puissance religieuse ou idéologique, mais une révolution tout de même, avec des revendications fortes et précises, une alliance nationale et populaire, et une fermeté dans l'engagement que seul le désespoir peut générer.

Alors que la révolte gronde à présent en Égypte, la tension semble être redescendue d'un cran en Tunisie, suite au départ du dictateur Ben Ali. Avec un gouvernement transitoire, dirigé par M. Mohamed Ghannouchi, et assurant l'intérim, des élections sont prévues pour le 1er semestre 2011.

A première vue, il semble que la révolution Tunisienne, dite de Jasmin, ait réussi : départ du dictateur, organisation des premières élections libres dans le pays, bain de sang général évité. Cependant, l'oligarchie proche du clan Ben Ali, et notamment l'armée, ne comptent pas pour autant abandonner le pouvoir. On peut dors-et-déjà parier sur la présence aux élections de personnalités présentées comme "neuves", mais en réalité soutenues par d'anciens apparatchiks du pouvoir, et/ou par les Etats-Unis. Les premières versions du gouvernement de transition n'étaient d'ailleurs pas exempts de ces fantômes du passé.

Les revendications populaires concernent aussi bien la dictature elle-même (absence de démocratie, torture des opposants, etc.) que le rejet d'un nouvel ordre économique imposé par la mondialisation, et qui fait flamber les prix. Le futur gouvernement issu des urnes saura-t-il répondre à ces attentes ?

Alors, pour bien faire, cette révolution doit rester populaire : une alliance sacrée entre les couches les plus pauvres de la société tunisienne et la bourgeoisie locale, avec l'aide bienveillante d'une diaspora désintéressée politiquement.

Si la révolution tunisienne se cantonne à des élections, alors elle aura partiellement échoué. En effet, et nous le savons bien en occident, les élections font le jeu des partis, et les partis font le jeu des puissances d'argent. Ces partis changent les choses à la marge, sans rien modifier de l'essentiel : le statu quo dans la répartition des richesses.

Si les tunisiens veulent du changement, alors ils devraient organiser des états généraux en vue d'une constituante. Cela passe par des cahiers de doléances, ainsi que le suggère la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives :
http://humanite.fr/25_01_2011-les-cahiers-du-tiers-immigre-463288

Mais il s'agit d'un processus plus large, comme le rappelle John Groleau de l'association Pour Une Constituante :
http://www.pouruneconstituante.fr/spip/spip.php?article357


3 commentaires:

  1. Il n’est ni musulman… ni persan…
    Il ne connaît pas l’Iran…
    N’a jamais mis un pied en Afghanistan…
    Il ne reconnait pas les Talibans…
    Pour lui la religion n’est pas la bonne ligne de démarcation…
    Je veux parler du héros de mon roman…
    Je n’ai pas fini de le réécrire
    Parce que j’hésite encore sur le statut du narrateur
    Un homme ou une femme ?
    Doit-il se raconter à la première ou à la troisième personne ?
    Je suis… comme ci… ou…il est… comme ça ?
    Et tout compte fait, je vais opter pour personne…
    Pour un journal avec plus de voyelles que de consonnes…
    Des onomatopées qui impressionnent et des pointillés pour laisser au temps, le temps de nous faire basculer…
    De l’autre côté de la Méditerranée… ça vous étonne ?
    Oui je vois ce qui vous désarçonne…
    C’est cette voyelle, en tête du cortège et qui transforme mon récit en leçon de solfège… Ah ! … puis AAAAh !... puis A ? Puis AAAh… puis A !
    Interrogation, exclamation ! Qui sait ?
    Oui, on peut dire ça, mais mon héros ne cherche pas à être drôle, c’est lui qui distribue les rôles…
    C’est lui qui contrôle… en tant qu’auteur et acteur de son propre jeu de rôles.
    Vous êtes séduit par la forme mais c’est le fond qui vous met mal à l’aise ? Subversive et corrosive ? Quoi ? Vous voulez que je renonce à ma thèse ? Y a pas de malaise.
    Je m’en vais publier ailleurs cette foutaise.
    Qu’est-ce que vous voulez que je justifie ?
    Le bien-fondé de mon récit ?
    Vous voulez vraiment que je mette les points sur les i, allons-y !
    Je dis ce que personne ne dit…
    Que les arabes sont de retour… A … rabes
    Ni chiites, ni Sunnites, ni islamistes, ni muslimistes.
    Mais une race à part, qui va au fur et à mesure voler de conquête en conquête… conquérir nos villes et nos campagnes, nos bons vieux idéaux et toutes les tables de nos nouvelles valeurs
    Ce sont des gens fiers et téméraires… qui se sont assoupis quelques siècles et qui vont reprendre le pouvoir à tous ceux qui l’ont usurpé ou souillé.
    Je reprends mon manuscrit… en vous disant :
    Je déserte, si vous voyez ce que je veux dire.
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/01/arabesque/

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  2. http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/tunisie-election-d-une-assemblee-29425

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  3. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/12/12/tunisie-l-ancien-opposant-moncef-marzouki-elu-president-de-la-republique_1617664_3212.html#ens_id=1585247

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