19 juin 2012

Dispute sur le Sel et le Fer (19)

« Ce que doivent rechercher les interlocuteurs d'un débat, c'est de convaincre par la justesse de leurs arguments et non pas de l'emporter sur leur adversaire. L'homme de bien n'éprouve aucune honte à s'incliner devant la raison. Toute discussion perd son intérêt si l'une des parties cherche à brouiller les cartes ou à dérouter l'autre par des raisonnements spécieux et si chaque camp met son point d'honneur à avoir le dernier mot. »

Tout est dit...




RÉPLIQUES ACERBES SUR LA LOI ET LES RITES


Vos principes tortueux.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE. - Comme l'a dit un jour le sage Yan Zi : « Les confucéens sont des gens qui parlent d'autant plus qu'ils agissent moins ; passionnés par la musique autant qu'ils se désintéressent du peuple ; prolongeant l'ascèse des deuils jusqu'à mettre leur vie en péril et se ruinant en de somptueuses funérailles ; prônant des rites si compliqués qu'on ne peut les mettre en pratique et des principes si tortueux que nul ne peut les suivre ; célébrant un passé à jamais révolu pour mieux cracher sur le présent ; dénigrant tout ce qu'ils ont sous les yeux pour exalter la grandeur de ce qu'ils ne connaissent que par ouï-dire. » Ces hommes tiennent la nature humaine pour profondément corrompue et se posent comme parangons de toutes les vérités.

La musique adoucit les mœurs.
LES LETTRÉS. - Confucius a dit, à propos des rites : « Dans les cérémonies, la simplicité vaut mieux que le faste ; dans le cas précis des rites funéraires, une douleur vraie vaut mieux que leur stricte observance. » Il n'était certes pas dans l'intention de ceux qui ont institué les rites de mettre des vies en danger ni l'économie en péril ! Comment la noblesse du maintien et la dignité des manières pourraient-elles constituer une menace contre la civilité et la morale ? Les rites sont un garde-fou contre le relâchement de la morale ; la musique adoucit les mœurs. Lorsque les rites sont respectés et que la musique est correcte, les châtiments frappent juste. De même que les digues protègent contre les inondations, de même les rites et la morale mettent le peuple à l'abri des révolutions et des soulèvements. Existe-t-il un gouvernement digne de ce nom qui laisserait tomber en désuétude les rites et la morale et n'entretiendrait pas les digues et les barrages ? Un État bien gouverné prend soin des rites ; un État aux abois brandit les foudres de la loi. Rappelez-vous comment la chute de Ts'in, après que son prince eut soumis tout l'Empire par la force des armes, fut précipitée par les agissements monstrueux de ses deux ministres, Li Sseu et Zhao Gao ! N'avaient-ils pas rejeté des principes politiques éprouvés depuis des millénaires, supprimé les coutumes antiques pour ne plus se fier qu'à la rigueur implacable de la loi ? Le moïsme et le confucianisme étaient bannis. On barrait la voie aux sages, on bâillonnait l'opposition. Seuls les flagorneurs pouvaient s'exprimer et le souverain n'entendait pas une voix critique pour l'éclairer sur ses fautes. Telles sont les raisons de l'effondrement de la dynastie des Ts'in. Quant à vous, les hauts dignitaires, songez-vous seulement à corriger votre ligne politique ? Vous n'êtes que des flatteurs et des opportunistes qui sentez le vent. Quelle rage pour nous de voir la bassesse et la servilité des médiocres conforter leurs maîtres dans leurs errements ! Mais nos paroles dussent-elles nous coûter la vie, nous nous refuserons toujours à cautionner de vils flagorneurs de votre espèce ! Allez, mettez-nous les fers !

Dangereuse insinuation.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE. - Les genévriers poussent en bosquet, les joncs forment des buissons, qui se ressemble s'assemble. « La vertu ne reste jamais seule, elle est toujours en compagnie », a dit Confucius. Je n'ai jamais entendu dire qu'il y eût de bons princes entourés de mauvais ministres. Notre feu souverain, lorsqu'il prit en main le sort du pays, voulut s'engager dans la voie de la charité et de la vertu : il fit appel aux lettrés les plus capables et les plus vertueux, ne confiant des postes qu'à des fonctionnaires charitables, châtiant impitoyablement les serviteurs déloyaux, n'épargnant même pas les familiers du trône. Lorsque vous parlez de vils flagorneurs de notre espèce, est-ce que vous insinuez que nous sommes les courtisans d'un monarque égaré ?

La vertu et le conseil.
LES LETTRÉS. - Gao Yao a répondu à Chouen : « La clef de tout réside dans la connaissance des hommes, connaissance difficile, même pour un empereur. » Lorsque l'univers fut durement touché par des inondations, Yao, désolé, ne sut que faire. Dès qu'il se fut assuré les services de Choun et de Yu, tout rentra dans l'ordre. Ce qui montre que la vertu d'un monarque, fût-il aussi éclairé que le grand Yao, ne peut se répandre sans le concours de sages conseillers, tels Choun et Yu. À maintes reprises, les Annales des printemps et des automnes ont déploré qu'il n'y eût pas de ministres pour seconder le souverain. Sous le règne de notre dernier monarque, en raison du manque de bons administrateurs, les mauvais conseillers avaient le champ libre. Sitôt que Choun et Yu entrèrent en fonction, le sinistre Gun fut dépecé et Huandou banni. Le proverbe dit bien : « On ne sait pas reconnaître les ministres félons tant que l'on n'a pas rencontré l'homme de bien », ou encore, en d'autres termes, le Livre des odes : « Loin du juste mon cœur s'afflige, près de lui mon cœur s'apaise. »

Deux expériences funestes.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE. - Vous dites que le souverain doit chercher ses collaborateurs jusque parmi les hommes du commun ? Yan Yi était simple officier de police de Ts'inan. Feu l'empereur, l'ayant remarqué, lui donna un poste important et il gravit tous les échelons jusqu'au rang de ministre. Quant à Ji Shan, qui était d'origine plébéienne, il devint conseiller de l'empereur. Une fois à la tête de l'administration centrale, non seulement ils se montrèrent l'un et l'autre incapables d'assumer leurs fonctions, mais, s'étant rendus coupables du crime de lèse-majesté, ils furent exécutés avec toute la rigueur de la loi. La vertu est récompensée et le vice est puni comme il convient. De quoi vous plaignez-vous, messieurs les lettrés ?

Rage de l'honnête homme.
LES LETTRÉS. - Ce que doivent rechercher les interlocuteurs d'un débat, c'est de convaincre par la justesse de leurs arguments et non pas de l'emporter sur leur adversaire. L'homme de bien n'éprouve aucune honte à s'incliner devant la raison. Toute discussion perd son intérêt si l'une des parties cherche à brouiller les cartes ou à dérouter l'autre par des raisonnements spécieux et si chaque camp met son point d'honneur à avoir le dernier mot. Confucius a exprimé sa rage devant l'impossibilité où se trouve l'honnête homme de servir son prince dans une cour de médiocres. Que l'un d'entre eux trouve l'oreille de son maître et nul ne sait jusqu'où il est capable d'aller. Quant à vous, qui bafouez le droit et la morale pour voler au secours de vos supérieurs, épousant servilement leurs erreurs et sacrifiant l'avenir du pays à votre opportunisme, si vous n'étiez qu'un fonctionnaire subalterne, vous auriez déjà subi les plus lourds châtiments. Vous feriez mieux de vous tenir coi !

Des tares impardonnables.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE. - Les érudits qui n'ont pas de fonction publique ne devraient manquer ni de vêtements pour couvrir leur corps, ni de nourriture pour satisfaire leurs besoins et ceux de leurs proches. Ils devraient procurer l'aisance à leur famille sans rien devoir à une aide extérieure. S'ils savaient se régler eux-mêmes, ils pourraient administrer une maison ; s'ils savaient administrer une maison, ils pourraient assumer des responsabilités dans l'État. Le misérable qui ne se nourrit que de gruau n'est pas qualifié pour parler de piété filiale. Celui dont les enfants et la femme meurent de faim et tremblent de froid n'a pas le droit de parler de charité, et qui n'a pas de situation stable est prié de s'abstenir de discourir sur les questions importantes. Quant à vous qui cumulez ces trois tares et osez vous occuper des affaires politiques, vous feriez bien aussi de vous taire !

7 juin 2012

Dispute sur le Sel et le Fer (18)

« Lorsqu'un homme sans envergure occupe une place importante dans l'État, plus élevée sera sa fonction, plus dure sera sa chute. Aucun dirigeant, s'il n'a pas lutté pour la vérité et la vertu, n'est mort de mort naturelle. Il ne montera jusqu'au ciel que pour s'écraser sur le sol. »




LE CHANGEMENT ET L'IMMUABLE

Les trois réponses de Confucius.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE (s'avançant). - S'il fallait suivre aveuglément l'Antiquité sans rien changer et perpétuer toutes les institutions de nos pères sans y apporter aucune modification, la culture n'aurait jamais pu polir l'antique rusticité et l'on en serait toujours aux chars à bancs. Les uns ont innové tandis que les autres ont transmis leur héritage. Les lois et les règlements ont pu répondre aux exigences de la société et les machines satisfaire ses besoins. Confucius fit des réponses différentes à trois seigneurs qui le questionnaient sur l'art de gouverner et Yanzi servit sous trois monarques en appliquant des programmes différents. Non qu'ils aient agi en opportunistes, mais parce qu'il leur fallait tenir compte des nécessités du moment. Nos ministres ont déjà défini les grandes lignes de notre action et fixé les bases de la prospérité. Aussi serait-il souhaitable que vous ne vous embarrassiez plus d'arguments futiles et ne nous rebattiez plus les oreilles de thèses confucéennes ou moïstes.

L'ancienne harmonie.
LES LETTRÉS. - Lorsque Shi Guang, le maître de musique, tirait des harmonies de ses instruments, il ne faisait jamais de fausse note. Les saints monarques ne se sont jamais départis de la charité et de la justice dans leur gouvernement. S'ils changèrent le nom des institutions, ils n'en modifièrent jamais l'esprit. Depuis l'Empereur Jaune (1) jusqu'aux Trois Souverains, il n'en est pas un qui ne rayonnât par de sages enseignements, qui ne prît soin des écoles et des académies, qui ne prônât la charité et le sens du devoir et n'établît sur des bases solides les lumières de la civilisation. Tels sont les principes immuables jusqu'à la fin des siècles. Les Yin et les Tcheou s'y étaient conformés et ils furent florissants ; le roi de Ts'in périt d'avoir voulu les bouleverser. Le Livre des odes, lorsqu'il dit dans l'un de ses hymnes : « Bien que les hommes d'âge et d'expérience ne soient plus, il nous reste encore leurs lois », ne fait qu'exprimer l'idée que si les lois et les coutumes tombent en désuétude, il faut les restaurer ; une fois restaurées sur des bases plus fermes, il faut les mettre en pratique. À quoi bon les changer encore ?

La charrette et le bateau.
LE SECRÉTAIRE DU PREMIER MINISTRE. - Qui veut récolter du riz doit se conformer aux saisons, qui souhaite un État efficace se plie aux circonstances. Le prince de Shang avait vu, avec son regard d'aigle, que pour réussir il ne fallait pas employer les recettes du vulgaire, toujours grossières et de courte vue. Le médiocre se satisfait des anciens usages et le sot se fie à des on-dit. Il a fallu trois ans pour que les hommes s'habituent aux bateaux et aux charrettes après leur invention. Ce n'est qu'une fois les lois solidement établies que les sujets de Ts'in firent confiance au prince de Shang. Confucius n'a-t-il pas dit : « On peut étudier la sagesse à plusieurs, mais on ne peut pas partager le pouvoir » ? Vous pouvez nous aider à bâtir dans les cadres déjà tracés, mais nous ne vous permettrons pas de sortir de notre système politique et de notre cadre théorique.

Dure sera la chute.
LES LETTRÉS. - Le sage écoute beaucoup et s'en tient aux choses certaines. Il transmet et n'innove pas. Il est perspicace et n'agit qu'à bon escient ; son intelligence est pénétrante, mais il entreprend peu de choses. C'est ainsi qu'il réussit dans toutes ses entreprises et connaît une gloire inaltérable. L'homme de peu est superficiel mais toujours plein de grands projets ; il porte des fardeaux trop lourds pour sa faible constitution. Alors il s'arrête à mi-parcours : tels furent Su Ts'in (2) et le prince de Shang. Jetant aux orties les principes politiques des premiers monarques et niant la validité de leurs systèmes, ils ne voulurent compter que sur leur propre intelligence, leur vanité les perdit. Le Livre des mutations affirme : « Lorsqu'un homme sans envergure occupe une place importante dans l'État, plus élevée sera sa fonction, plus dure sera sa chute. Aucun dirigeant, s'il n'a pas lutté pour la vérité et la vertu, n'est mort de mort naturelle. Il ne montera jusqu'au ciel que pour s'écraser sur le sol. » Quand Yu le Grand procéda aux grands travaux hydrauliques, tout son peuple en comprenant l'intérêt, en souhaitait la prompte réalisation. Mais lorsque le prince de Shang établit ses lois, tous comprirent les désagréments qui allaient en résulter et craignaient d'être les victimes des châtiments qu'il avait institués. C'est pourquoi Yu le Grand, prince de Xia, régna sur la Chine après avoir mené à bien sa tâche. Tandis que le prince de Shang périt sitôt après avoir promulgué sa nouvelle législation. Certes, on peut, comme le prince de Shang, rester dans un splendide isolement, assuré de la justesse de ses vues, en dépit du démenti apporté par son siècle. Quant à nous, il est possible que nos faibles capacités ne nous permettent pas de partager avec vous la direction des affaires, mais au moins avons-nous la compensation de ne pas prendre des responsabilités qui nous dépassent.


1. Souverain mythique de la haute antiquité.

2. Politicien du IVème siècle avant Jésus-Christ ; il mourut assassiné.

1 juin 2012

Twinkle Brother - Wrong Train

Ne montes pas dans le mauvais train...

En cette période troublée, où nous sommes baignés de propagandes médiatiques diverses et variées, où notre avenir est plus qu'incertain, où la corruption morale est récompensée (BHL à Cannes) et la vertu piétinée par l'ordre établi (Dieudonné censuré), où un patin atlantiste jovial et rose (Hollande) remplace un pantin atlantiste haineux et bleu (Sarkozy), il fait bon d'écouter Twinkle Brothers...

Don't board the wrong train...
Cause the devil is a driver
Will drive you down to hell


Magnifique trio vocal jamaïcain. Somptueuse version a capella.

Et nous, nous ferions bien de sauter dans l'autre train...

30 mai 2012

Interview d'Etienne Chouard sur la Dette et le projet de Constituante

Le “Rendez-Vous Blanc” est une rencontre citoyenne mensuelle organisée par le Parti du Vote Blanc. Nous avons profité de celui organisé le 16 février 2012 à Paris pour interviewer Étienne Chouard, citoyen engagé. Voici les questions que nous lui avons posées :

- Pouvez-vous présenter l’origine de votre engagement publique ?
- Pouvez-vous expliquer la dette publique ?
- Qu’est-ce qu’une Constituante ?
- Que pensez-vous d’une Constituante Européenne ?


(désolé pour les imperfections du journaliste qui débute : mini problèmes de son, “euh” dans les questions, photos un peu “écrasées” au montage…)

Extraits choisis :

« Nous ne sommes pas citoyens. Nous ne sommes qu’électeurs. »

« Je ne parle plus de crise, parce que c’est un coup d’état. Une crise est un accident. Là, c’est pas du tout un accident, tout se passe comme prévu. Je pèse mes mots ! Nous sommes fous de parler de crise dans ce qui est objectivement un coup d’état bancaire, privé, anti-républicain, anti-démocratique. Nous devrions être en insurrection (insurrection pacifique, non-violente) [...] »

« On nous présente aujourd’hui comme une catastrophe imprévue ce qui est construit sciemment par nos parlementaires depuis 40 ans. On se moque de qui ? Si je dois résumer, le problème de la dette publique, je vais utiliser un gros mot : le mot “fascisme“. C’est un mot violent, qui décrit une période extrêmement brutale de notre Histoire, mais qui n’est pas du tout fini. Les méthodes ont changé, elles moins brutales en apparence. Mais l’objectif du fascisme qui était de mettre l’état à la disposition des plus riches, leur permettant ensuite de supprimer les syndicats, de se débarrasser des résistances des salariés pour que les salaires puissent être aussi bas que possible, sans contre-pouvoir, ce projet fasciste est absolument d’actualité. Les institutions européennes ont été voulues, écrites et financées par les mêmes qui ont financé Hitler et Mussolini. [Aujourd'hui] ce n’est pas Hitler ou Mussolini, c’est autre chose, c’est plus soft [...] »

« Nous, on régresse [...]. On accepte leur vocabulaire. On continue à parler de Démocratie. On défend le suffrage universel comme si c’était une Vache Sacrée, alors que c’est [justement] le suffrage universel qui, depuis 200 ans, permet aux riches d’acheter le pouvoir politique, et de concentrer les pouvoir [...] »

« Nous devrions être protégés par la Constitution, [mais] nous laissons écrire ce texte protecteur par ceux dont elle devrait nous protéger ! »

« Il nous faut une Assemblée Constituante d’où les acteurs professionnels [de la politique] seraient exclus. Il ne faut pas d’homme de parti, ni parlementaire, ni ministre, ni juge, ni banquier, aucun homme de pouvoir. »

« Je suis nationaliste parce que si je perd la Nation, je perds ce que Robespierre m’a donné comme outil pour résister à Monsanto »

« Il faut prendre le problème à la racine [...]. Les injustices sociales [...] ont une racine commune qui est notre impuissance politique, qui ne tombe pas du ciel : elle est programmée dans un texte dont nous nous foutons. Je suggère que nous arrêtions de nous en foutre. »

Nous tenons à remercier chaleureusement Etienne Chouard pour cette interview sans langue de bois.

Etienne Chouard a initié un Wiki pour que chaque citoyen internaute puisse participer à l’écriture d’une Constitution. Voici également le lien vers son blog. Enfin, voici le lien vers le site lemessage.org qu’il mentionne pendant l’interview.

28 mai 2012

Situation au Mali : interview de M. Bandiougou Diakité et de Mme Kadidia Yattara

Au Mali, les rebelles touaregs du MNLA et le mouvement islamiste Ansar Dine viennent d’annoncer samedi 26 mai leur fusion, en vue de former l’État islamique de l’Azawad.

Pour comprendre la situation au Mali, le Cercle des Volontaires est venue à la rencontre de Bandiougou Diakité et de Kadidia Yattara, maliens de France, et investis dans le milieu associatif.

Au-delà des volontés sécessionnistes du MNLA et des différents groupes islamiques qui ont pris le contrôle du nord du Mali, Bandiougou Diakité et Kadidia Yattara nous expliquent que les conflits actuels qui déchirent le pays sont surtout les conséquences directes du conflit libyen, des ingérences étrangères, et notamment de l’OTAN.


Bandiougou Diakité est Professeur et Chercheur en Lettres, Histoire, Géographie, Langues et Sociologie. Il travaille au sein de nombreuses associations, desquels nous pouvons citer les suivantes :

- Conseil de Base des Maliens de France (CBMF)

- Association Franco-Malienne pour le développement communal (dont il est président)

Kadidia Yattara est investie dans les associations suivantes :

- Fédération des Travailleurs Africains en France (FETAF)

- Opération de Solidarité pour le Mali (OPESOM)

- Coordination des Maliens en France pour la Paix (CMFP)